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D’autres vies que la mienne


La pensée du jour
Les hasards de notre vie nous ressemblent.
Elsa Triolet

L’humeur du jour
Est-ce qu’il vous arrive parfois, vous aussi, de vous demander “et si ?” de questionner vos choix, vos décisions qui en apparence anodines se sont avérées déterminantes ?
Et si, à 20 ans je n’avais pas subitement décidé de ne pas intégrer l’école normale pour la simple raison qu’il fallait chanter devant les examinateurs ? Serais-je aujourd’hui l’institutrice que j’imaginais ?
Si au lieu de cela, je n’étais pas partie crapahuter un an dans le Colorado, je ne serais pas passée du 36 au 42 85A au 95C, entraînant une impossibilité (dans ma tête au moins) de devenir à mon retour hôtesse de l’air et continuer à voyager.
Je n’aurais alors pas rencontré au bureau le Pooh qui passait par là, ne serais pas partie vivre au Pakistan, pas adopté là-bas mon trio félin… et ainsi de suite.

Pour sûr, je ne serais pas qui je suis aujourd’hui.
Pourtant je n’ai pas l’impression d’avoir décidé vraiment.
J’ai aperçu des portes et je les ai ouvertes, mais quelles sont celles que je n’ai pas vues ?

Tellement de choix sont faits « naturellement », sans y penser trop, presque instinctivement…

Tellement de « possibles », tant d’intersections invisibles au cours d’une vie…

Qu’est-ce qui est hasard ? Qu’est ce que nous déterminons?

Quelles sont les autres vies que j’aurais pu mener?

Le cadeau du jour
bludzee_01

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19 réflexions au sujet de « D’autres vies que la mienne »

  1. Pooky, as-tu vu « The eternal sunshine of the spotless mind » ou « Mister Nobody »? Tu es dans le mood pour voir ces films et pour paraphraser nos thés préférés  » the path is the destination » ;O)

  2. je me suis souvent demander « et si »… ou plutôt, j’ai souvent essayé d’imaginer ce qui serait arrivé si… mais de moins en moins. sans doute à cause de la vieillesse qui approche! 🙂

      1. Les termes de l’équation (le contexte, les gens qui m’entourent, ce que je ressens au moment présent, les expériences du passé qui orientent ma manière de voir le monde…) convergent vers un résultat qui ne pourrait être autre. Ce n’est pas du fatalisme : Si, avec le recul, le résultat ne nous convient pas, nous pouvons essayer de faire bouger les termes afin de ne pas répéter nos erreurs. Pour moi, le choix est un travail en profondeur.

  3. Rien à voir avec la choucroute, mais le chaton noir de ton illustration ressemble grave à celui qui a élu domicile chez nous 😀
    Et sinon, oui bien sûr, il y a les « et si », mais dans mon cas, je sais que bien souvent je n’ai fait que ce que j’ai pu, c’était ça mon prisme pour voir certaines opportunités et ne pas voir les autres.

  4. Bien sûr, les « si » m’assaillent parfois, c’est inévitable mais je les éloigne à grand coup « pas de regrets, ce n’est que de l’énergie perdue pour rien ».
    Ta citation est parfaite et je t’en rajoute ma préférée « Il n’y a pas de hasard, juste des rencontres »

  5. De mon point de vue, il existe plusieurs possibilités :
    – Soit le chemin que l’on doit suivre est tout tracé et il n’y a pas trop de question à se poser puisque l’on doit donc vivre sa vie comme une fatalité et attendre passivement que les choses arrivent. Dans ce cas, il n’y a pas vraiment de raison d’argumenter, tout ce qui est arrivé devait arriver, tout est comme il se doit et on arriverait au même point peu importent les choix.
    – Soit le chemin que l’on doit suivre n’est pas décidé à l’avance, et la question « et si ? » est légitime.

    Dans ce dernier cas, on a à nouveau plusieurs possibilités et plusieurs visions qui découlent de « l’autonomie » que l’on a :
    – Soit on se pose des questions avant de faire quelque chose, on examine tous les chemins qui mènent quelque part, on analyse tous les choix afin de faire le meilleur. Cette solution sous-entend de se projeter beaucoup dans l’avenir au risque de ne pas vivre l’instant présent. En cas d’erreur (on décide un choix plutôt qu’un autre et on n’arrive pas là où on l’avait prévu), le retour de bâton peut blesser et on risque de vivre constamment dans la crainte de se tromper (de ce fait, on va probablement vivre dans le passé plutôt que de vivre l’instant présent).
    – Soit on ne se pose pas de question, comme ce qui est décrit dans l’article, on « ouvre des portes » qui sont là. Au bout d’un moment, on fait le point. Il me semble que le plus important n’est pas de se dire « quelles autres vies j’aurais pu mener ? » mais « est-ce que la vie que je mène me convient ? ». Parce qu’on peut réfléchir sans cesse et se dire qu’on aurait pu mener une meilleure vie, mais aussi une moins bonne. Au final, ce qui fait qu’aujourd’hui on peut se poser cette question découle de tout ce qui a été vécu précédemment.

    J’ai volontairement pris les deux extrêmes. Il est évident que l’on peut jauger la réflexion et la spontanéité et c’est sûrement cette dernière solution qui permet de profiter au maximum.
    Mais si on est heureux de ce que l’on a, je pense qu’il faut en conclure que les choix réalisés sont les bons, quelles que soient les portes ratées.

Chic ! Un message :)

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