Et je pèse mes mots...

La vie Théodore


La pensée du jour
Il a vu l’espace qui passe
Entre la jet set, les fastes, les palaces
Et puis les techniciens de surface,
[…] Il a vu manque d’amour, manque d’argent
Comme la vie c’est détergeant
Et comme ça nettoie les gens…
Alain Souchon
(chanson complète ici)


L’humeur du jour

Sans paraphraser mon billet précédent, mais après lecture des commentaires ou messages reçus, j’en remets une couche.
Le constat que j’y faisais n’était ni déprimé ni morbide. Il est fondé sur une réalité : je n’ai pas d’enfant, projetons nous dans 45 ans (à peu près, hein, je ne suis pas madame Irma!),  je meurs : je vois mal qui ira chez le notaire remplir les colonnes et répondre aux questions et réclamer mes vieux Dumas ! Il ne faut pas sous estimer le poids de notre vie « administrative ».
A partir de là, on peut dire que cette étape n’est pas une finalité, je suis bien d’accord.
Elle n’est pas une finalité mais c’est l’étape finale.

Ça n’est pas un constat joyeux, j’en conviens, mais c’est assez inévitable!
Je n’ai pas de problème à envisager ma propre mort, parce que c’est ce passage là qui donne de l’intensité au chemin, à la vie, c’est la certitude que cela arrivera qui oblige à donner de la valeur aux instants vécus.

Parce que si le final (comme la naissance) n’est immortalisé qu’en chiffres pour le plus grand bonheur des généalogistes, le reste se vit dans l’affectif, l’émotion et l’Amour au sens premier, non, l’Amour sous forme de verbe. « Au commencement était le Verbe le verbe était « aimer ».  A ne pas prendre au degré « collection harlequin », merci!

Alors certes, mes démarches administratives des semaines passées et mes séances chez le notaire pour préparer la succession de mon père ont eu un impact sur mon humeur et m’ont projetée dans mes introspections automnales avec un peu d’avance, mais elles ont aussi agi en vaccin contre les avanies du quotidien sous forme de piqure de rappel : il faut savoir se « pauser » pour trier le bon grain de l’ivraie, les bienveillants des nocifs, ce qui compte et ce qui ne nous manquera pas, ce(ux) qu’on garde et ce(ux) dont disposer. Il faut prendre du temps pour se recentrer et ne pas oublier l’essentiel.

Pour une personne comme moi, la recherche de l’équilibre entre action et introspection est la méthode idéale pour rester sur le chemin juste et ne pas me laisser happer par des valeurs, des rythmes, ou des obligations qui ne me conviennent pas.
C’est le prix de ma liberté intrinsèque et ce qui fait que je serai heureuse de la façon dont j’aurai vécu, peu importe quand je lacherai mon dernier hoquet.

Le cadeau du jour
« La vie Théodore est un album d’Alain Souchon, dont le titre et la chanson éponyme, est un hommage à Théodore Monod. « La vie Théodore », c’est une vie de simplicité, de recueillement, comme celle de Monod lorsqu’il se rend dans le désert, par opposition à l’accumulation de biens matériels à laquelle nous pousse la société de consommation »

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3 réflexions au sujet de « La vie Théodore »

  1. J’aime cette couche que tu rajoutes.
    C’est plutôt sain de se servir de son expérience personnelle pour en tirer les conclusions qui s’imposent, remettre en question, en doute, pour tendre à une vie qui convienne. Peu de gens font ça !
    Je vais jouer la « Madame qui sait tout », mais justement, moi, pour ne pas emmerder qui que ce soit à ma mort, je compte donner ce que j’ai – si je vis assez vieille pour ça ! – aux gens que j’aime !
    Pourquoi faut-il attendre d’avoir casser sa pipe pour distribuer ses biens ? En donnant avant, à qui l’on veut, on est sûr que cela ira bien là où l’on veut que ça aille.
    Je ne dis pas ça pour récupérer tes Dumas ! lol Je n’ai déjà pas la place pour des Harlequins !!!
    Je n’espère pas non plus être de ceux dont tu vas te séparer.
    Gros bisous. Le soleil brille.

  2. La vie est bien trop courte pour se poser trop de questions
    Les questions essentielles , c’est tout ce qui compte
    On ne refera malheureusement pas le monde , il faudrait juste l’améliorer

    Donner de son vivant (je suis d’accord avec sam léon ) et puis ce que j’aime le plus dans ton post c’est :

    « le reste se vit dans l’affectif, l’émotion et l’Amour au sens premier,  »

    Les chiffres il faut juste penser a ceux que l’on ne peut pas oublier 😉

Chic ! Un message :)

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