Et je pèse mes mots...

L’injure faite aux femmes


La pensée du jour
Je n’ai jamais réussi à définir le féminisme.
Tout ce que je sais, c’est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson.

Rebecca West

L’humeur du jour
Morceaux choisis.
S’il y a eu viol, « y’a pas mort d’homme », même si globalement beaucoup sont d’accord pour dire qu’il faut « être sacrément con, parce que quand tu veux violer une meuf, c’est pas aux US qu’il faut aller».
S’il y a eu relation consentante, c’est juste un « troussage de soubrette »…
S’il y a eu juste propos graveleux et mains baladeuses, pourquoi en faire tout un plat ? Rires gras. Ben oui, une femme, c’est comme un bon cul de vache ou de cheval, ça se flatte à la main….


Ça m’ennuie qu’on me pelote le cul quand je suis dans les transports en commun.
Ça me dérange qu’on me traite de salope si je porte une robe rouge.
Ça m’humilie qu’on me présente à un nouveau collègue comme celle qu’on va pas être déçu de connaître avec un clin d’œil appuyé.
Ça ne me semble pas normal qu’on regarde toute fille à jupe courte comme une fille qui «cherche les emmerdes».
Ça me semble injuste d’entendre des hommes minimiser ce qu’une femme peut ressentir quand elle est réduite à ses seins et ses fesses, parfois ses lèvres quand elle a (je cite) une bouche à pipe (comprendre en langage normal: le sourire d’Angelina Jolie) – et si en plus elle sourit, c’est qu’elle « dirait pas non ».

Le machisme se trouve dans toutes ces petites atteintes quotidiennes qu’on ne souhaite pas à sa mère ou sa femme mais qui passent très bien sur une inconnue, parfois sous couvert d’humour.

Mais moi, ça ne me fait pas rire.
Si l’affaire DSK pouvait servir à une chose – et ce indépendamment de ce que le procès révèlera, car il y a fort à parier que la demoiselle n’était pas farouche, la preuve, elle a eu un môme jeune, puis elle se voulait séduisante, la preuve, ses cheveux décolorés et plus encore pas si pratiquante, plutôt provocante, la preuve, son large sourire – ce serait peut être de faire réfléchir jusqu’où la drague légère, ce petit jeu de la séduction nécessaire et agréable peut aller, avant de se transformer en baratin libidineux, gras, lourd et déplacé, à la limite de l’injure faite aux femmes.

Le cadeau du jour
Indémodé.

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4 réflexions au sujet de « L’injure faite aux femmes »

  1. Merci Pooky, je partage entièrement ton point de vue… ainsi que la citation.
    D’ailleurs, tu as vu qu’il y avait une pétition qui circulait concernant ce sujet? (cf. osez le féminisme)

  2. Très beau texte Pooky que je partage également.
    Pourquoi faut-il toujours mettre en doute la parole des femmes dans de telles situations ? La femme est-elle toujours provocatrice ?

  3. Que veux-tu, les hommes sont jaloux de notre féminité ! Ils n’ont qu’à cultiver la leur, ils seraient sans doute moins cons !

    Il faudrait un juste milieu entre l’esprit procédurier des USA et le j’men foutisme français sur ce sujet. Difficile justement, le juste milieu …

    Affaire à suivre…

  4. Tu analyses cette ou plutôt ces injures faites aux femmes avec beaucoup d’humour et d’intelligence,les références sont judicieuses et fort à propos et ta réflexion percutante est tout à fait juste § le ton adopté donne force à la révolte à l’indignation à la colère à la réflexion, légitimes et justes et pourtant si peu entendues jusqu’à présent ! Je suis tout à fait en accord avec la forme et le fonds de ce billet d’humeur !
    amicalement
    chrystelyne

Chic ! Un message :)

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