Et je pèse mes mots...

Robin des rues


La pensée du jour
Le monde du partage devra remplacer le partage du monde
Claude LeLouch

L’humeur du jour
Bon, d’accord, la mendicité a toujours existé.
Des malchanceux sans éducation, des paresseux qui n’ont pas fait d’effort à un moment donné, des étrangers non intégrés, des marginaux intrinsèques.
En gros, la pauvreté c’est un peu comme une maladie grave. C’est rassurant de savoir qu’un type s’est auto-goudronné les poumons ou saturé le foie. Au moins, ce sera pas contagieux.

Mais ça, c’était avant. Parce qu’aujourd’hui, à moins d’avoir une sacrée dose de merde dans les yeux, comment ne pas voir le nouveau visage de la précarité…
Le quinqua chômeur, abonné aux réponses négatives,
le jeune forcément sans expérience,
le travailleur dont le salaire est intégralement englouti en dépenses utiles et à qui on suggère de se passer du superflu
le malade ou handicapé fatalement sous payé – mais faut pas se plaindre, il a un travail !

Je connais quelqu’un qui travaille mais qui ne peut faire face à ses dépenses de santé – les déremboursements s’intensifient discrètement – ou partir en vacances, qui ne s’habille que pendant les soldes.
Ou cet autre à découvert dès le 18 du mois sans pour autant faire bonbance
Ou cette mère, divorcée deux marmots, obligée de récurer des chiottes pour arrondir son salaire

Ou Robin des Rues. Travailleur le jour et mendiant les soirs et week-ends. Faut dire que son fils se targue de faire de longues études d’architecture et comme il ne peut faire face aux dépenses, il tend la main.
Certes, si son rejeton était moins égoiste, il se contenterait d’un travail plutôt que d’aspirer à un métier !

« Se contenter de ». Un mantra pour les petites gens ?

Le cadeau du jour
Je soupçonne le matou d’en rajouter un peu…

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3 réflexions au sujet de « Robin des rues »

  1. C’est vrai qu’il y a une pression invisible pour que le modeste reste modeste. Il a le droit de rêver, d’avoir envie, mais difficile de sortir de son milieu…

  2. Un billet qui ne tombe pas dans la compassion et se contente de factuel. Un billet qui décrit aussi quoi ? Qui décrit un des visages du déclassement social sans cesse en progression en France et qui touche les catégories pauvres, en passant par les populaires, jusqu’aux catégories moyennes 😦

Chic ! Un message :)

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