Et je pèse mes mots...

No calor de Lisboa


La pensée du jour
Ce n’est pas parce que les malais sont laids, les portugais gais, les colombiens biens que les espagnols sont gnols
Alphonse Allais

L’humeur du jour
Lisbonne…
Il y a des petits pavés partout,
brillant sous le soleil, glissants, polis par les piétons,
les façades de maisons sont recouvertes de céramiques de couleur, parfois c’est joli, parfois c’est terriblement kitsch.
Le métro est tellement propre… pas un papier, pas d’odeur d’urine,
Les rues sont larges, les trottoirs aussi, et en dépit du monde – exceptés les moments où les bus déversent des grappes de japonais, d’anglais ou de canadiens – il persiste une sensation d’espace.

Les Lisboètes sont accueillants, très gentils. Une ou deux dames ronchons dans le Tram, mais c’est bien compréhensible. Pour nous, c’est une attraction atypique et on s’y presse pour trouver un siège. Elles souhaitent simplement rentrer chez elles autrement que coincées entre un sac à dos et un Lonely Planet.

Non, vraiment, un super sens de l’accueil : tout est fait pour détendre le touriste. Un vieil homme m’a même proposé de l’herbe. Si, si.
J’ai pas compris de suite, forcément…
Puis un jeunot a pensé qu’un massage du fessier pouvait me relaxer dans le Tram.

En dépit des efforts du Guide du Routard pour inciter à tester les cantines locales, ce n’est pas la gastronomie qui m’aura marquée.
D’abord, parce que tout me semble salé.
Ensuite, parce que les poissons qui pendouillent dans les vitrines n’ont rien d’attirant,
Et puis surtout parce que ça sent le renfermé ou la friture et que non, ça, je peux pas… un friand par ci, du riz au poulpe par là (horreur ! j ai confondu poulet et poulpe et heureusement la serveuse m’a sauvé l’estomac!)

Miracle de la mondialisation, c’est un chinois qui vend des «souvenirs de Lisbonne». Et des roumaines veuves avec 4 enfants hantent les trottoirs à la recherche de quelqu’un qui ne les aurait pas déjà croisées dans d’autres rues européennes.
C’est la même misère qu’à Paris. Ce n’est plus la valise en carton, mais «la maison en carton», pour ces pauvres types nichés devant des portes d’immeubles, avec leurs packs d’eau à proximité.
Second effet « mondialisation », H & M, Zara and co sont très présents. On peut toujours tenter les petites boutiques, mais faut pas avoir peur de prendre un coup de vieux.

C’est impossible de ne pas être touché par les petits métiers qui subsistent : on peut faire plastifier des documents dans la rue, se faire cirer les chaussures par des grands-pères fatigués…

Une dernière chose cependant. On a tôt fait ici de se moquer des portouguech, forcément manouels, forcément pas intellos… on oublie ou on ignore que là où le français se satisfait de sa langue, le lisboète en parle au moins deux, voire trois.

Le cadeau du jour
C’est aussi le pays des Azuelos

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8 réflexions au sujet de « No calor de Lisboa »

  1. Je reconnais Lisbonne que j’ai visité. Je suis d’accord avec tout à part la cuisine puisque j’adore le poulpe !

    Cela me rappelle une anecdote au supermarché je cherchais le poulet et je vais demander à un vendeur et je lui dit que je voudrais du « pollo » mais il ne me comprend pas (je me suis dit qu’en espagnol cela se dit comme ça donc pourquoi pas ?)

    Il ne me comprend pas donc je laisse tomber. Le soir à table, je discute et explique à mon amie et son copain ce que j’ai dit et ils éclatent de rire. Oui parce que pollo en portugais cela veut dire « pou ».

  2. Tes chats sont magnifiques à l’image de ceux qui y vivent ? c’est forcément un beau pays pour que de tels animaux y séjournent. D’après ce que tu racontes, la nourriture n’est pas aussi bonne qu’en France ? tu n’as pas dû grossir il faut voir le bon côté des choses ! Pendant ce temps, Zibou qui était en vacances chez mamie a découvert la gastronomie, certes, elle a dû prendre 2 ou 3 grammes ! mais il faut qu’elle sache pourquoi sa « maman » l’abandonne pour aller visiter d’autres pays….mais, rassurez vous, elle est loin d’être malheureuse……..

  3. nope, j’ai pas vu beaucoup de chats là bas : 2!!
    quant à ma Zibounette, j’espère qu’elle ne va pas s’attendre à ce que je me mette à cuisiner du poulet frais ou des légumes vapeur au quotidien… sinon, je demanderai des livraisons express!!

  4. ben, chais pas si je vais rentrer ….! à bien réfléchir, la maison est bonne chez mamie, mais les câlins de maman me manquent, mamie ne les fait pas de la même façon et pis, maman, c’est maman !!!

  5. T’as tout raté Pookita, on mange très très bien à Lisbonne !
    Et c’est vrai, là où les français sont encore très coincés sur les langues (ça m’épate toujours, parler une langue c’est comprendre comment ceux qui la parlent fonctionnent, fascinant !), les portugais sont très multilingues. Le nombre de portugais qui parle un excellent français, ça m’avait frappée !
    J’espère que tu as bu un peu de Porto, visité le musée des Azulejos et mangé un Pasteis de Belem 🙂

  6. ben tu sais
    j’aime pas le porto, les poulpes et la morue, alors forcément ça limite… c’est déjà pas simple en France alors t’imagines quand je voyage!
    mais
    j’ai adoré les visites que j’ai faites (il y a des jardins botaniques de toute beauté) et je suis revenue avec le azuelos de la photo, fabriquées dans une « école ».

    ps : plus mille pour les pasteis de belem, vraiment délicieuses et tièdes comme j’adore!

  7. Pooky est de retour de Lisbonne et que vois-je aux info : Lisbonne au bord de la faillite ! Pooky a encore fait des siennes ! lol

    Qu’est-ce que c’est les pasteis de belem ?

Chic ! Un message :)

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