Et je pèse mes mots...

La double peine


La pensée du jour
Les psys, c’est très efficace. Moi, avant, je pissais au lit, j’avais honte. Je suis allé voir un psychiatre, je suis guéri.
Maintenant, je pisse au lit, mais j’en suis fier.

Coluche

L’humeur du jour
Il y a un avant et un après dans ma vie.

Avant et après Docteur Elby.

Pour ceux qui n’auraient pas suivi, Dr Elby est le nom dont j’affuble les psys de tout poils, plumes – ou mélange des deux, ne soyons pas sectaires – depuis que j’ai vu Sue Ellen découvrir sous hypnose qu’elle n’avait pas tiré sur JR et d’un coup d’un seul trouvé la voie vers la guérison de son alcoolisme….

Alors, à la question « tu crois qu’il faut que je voie un psy ? » j’ai souvent envie de répondre « ça peut pas te faire de mal », parce que je pense sincèrement que la fréquentation d’un Dr Es Cervelle ne peut qu’aider à aller : bien, mieux, ou « aller » tout court.

C’est un travail qu’on va entreprendre, alors encore faut-il tomber sur un bon Elby. Je dis ça, parce que j’ai eu des aventures parisiennes assez spéciales. D’abord avec une femme qui après 3 séances m’a programmé une séance par semaine « moins cher mais en liquide et sans feuille de sécu »… Heu, c’est honnête ça ? Et ensuite un homme, dans le 6ème qui m’a reçue une première fois pour savoir ce qui m’amenait . A fondu en larmes en m’écoutant (mais moi, je ne pleurais pas, c’était assez dérangeant)… Puis m’a revue une semaine plus tard pour une séance de 20 minutes pour me poser les MEMES questions, tout en pleurant encore (c’était donc ni une crise de conjonctivite, ni une humeur passagère) et murmurant qu’il fallait qu’on se voit deux fois par semaine, à raison de 60 euros les 20 minutes pour m’aider. J’étais à deux doigts de lui demander de me payer pour l’aider lui…

Bref, j’ai alors rencontré une formidable Dr Elby, c’est à dire une thérapeute qui me correspondait, avec laquelle je me sentais en confiance, et dont je me contrefichais de savoir si elle était conventionnée ou non, plus Freud que Lacan et qui m’a aidée à trouver la clé de « l’amour de moi pour moi-même » (j’ai conscience que dit comme ça, ça fait un peu étrange aussi je tiens à préciser pour ceux qui me trouvent un peu sourde en ce moment que je ne parle par d’onanisme), un amour inconditionné mais pas aveugle, et surtout me permet de dire au revoir à ce que j’appelle « la double peine »…

Oui, ne serait-ce que pour mettre fin à cette « condamnation », je pense que pour qui en a besoin, un bon thérapeute est la plus utile des rencontres. De quoi parle-je (je sais que ça ne se dit pas, je ne suis pas pompette à ce point, même si je m’en approche après une galette chez mon gentil voisin plutôt champagnisée)… Donc, je reprends avec un exemple, pour m’économiser des mots qui viennent difficilement : la double peine, ça peut être un papa qui vous abandonne pour vivre loin et ailleurs, ce qu’on subit sans comprendre marmot et dont on souffre. Et puis en grandissant, on a cette peur viscérale en nous et c’est elle qui nous guide : Et si l’homme qui comptera le plus pour moi se comporte comme celui qui était supposé être le plus important avant ? » Cette peur va se traduire par, que sais-je, un besoin permanent de preuves d’amour, une forme de dépendance qui rend glue et harcelante la plus libre des femmes, une peur d’être quittée qui fait accepter tromperies ou autre… En tous cas, ce truc pas « réglé » va faire de nous quelqu‘un de pas libre, quelqu’un qui passera à côté de sa vie par peur profondément ancrée, quelqu’un qui bien que sachant que les jours ne reviennent pas pour un deuxième essai n’osera pas s’affranchir…

Je ne suis pas sponsorisée par la confrérie des Elby, mais je suis persuadée que toute rencontre avec un thérapeuthe de qualité (c’est à dire de préférence pas un qui vous vend une « guérison en 15 séances chrono« ) peut aider à être libre, à se défaire de peurs profondes en les comprenant, en intégrant et acceptant toutes les facettes de soi.

Regardez autour de vous le nombre d’adultes de plus de 35 ans qui disent « je suis comme ça parce que ma mère ne voulait pas de moi » (déclinable en mon père préférait ma sœur, ma grand-mère était méchante etc.)

C’est un tel vivier de personnes qui pourraient « faire l’unité », c’est un tel gâchis d’êtres potentiellement heureux… Pourquoi attendre son dernier souffle pour réaliser qu’on aurait pu? Qu’on aurait dû?

Pourquoi se réveiller à 50 ou 60 ans, persuadés qu’il est bien trop tard? Pourquoi ne pas oeuvrer pour le bien être, d’un bout à l’autre de nos vies? On n’en a qu’une après tout… Autant en prendre soin!


Le cadeau du jour

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7 réflexions au sujet de « La double peine »

  1. Je suis d’accord, ça vaut la peine de chercher son Dr Elby, même si on doit rencontrer ces drôles d’oiseaux qui ont l’air d’avoir plus besoin d’aide que soi-même avant de le ou la trouver. Ce serait tellement dommage de passer à côté la possibilité de se sentir bien dans sa vie.

    Au passage, j’adore le « cadeau du jour » 🙂

  2. Tiens tiens, un article qui me parle !!! mon expérience serait trop longue à raconter ici, je ne veux pas monopoliser l’endroit, mais je serai même plus catégorique que toi, Pooky, en disant que tout le monde aurait bien besoin de voir un psy, mais dans la réalité, il y a des gens inanalysables. Comme s’il y avait des gens qui avaient le truc ou je ne sais quoi pour pouvoir faire ce travail-là.
    Heureux ceux qui ont le truc !

    Je parlerai même de « énième peine  » car le traumatisme initial ne fait que se répéter toute la vie ; une fois, deux fois, ter… Il paraît que cette compulsion de répétition permet à l’individu de se rendre compte de la chose qui cloche ( lire Guy Corneau ) mais y a des gens qui ont une peau de saucisson tellement épaisse devant les yeux qu’ils meurent sans s’être rendu compte de rien !

    Bref, pour ceux qui ont le truc, et qui trouvent le  » bon  » psy, ça sauve la vie !

    Mais là encore, pour ce qui est de trouver le bon, je me demande si ce n’est pas une résistance inconsciente de tomber sur des tocards ! Ce qui m’est arrivé aussi…
    On tombe peut-être sur le  » bon  » quand on est vraiment prêt !!!!

    J’aurais encore tellement à dire…

  3. Effectivement,il y a ceux qui me font rire en disant « oui,j’ai eu ça,mais …je vais très bien! ».Alors qu’en fait ils se sentent très mal…
    Pas évident de trouver le bon Dr Elby. Avec de la chance,on se rend compte tout de suite que certains ont beaucoup plus besoin d’être aidés que leurs patients. Ce qui me ferait peur,c’est de tomber sur un psy qui fasse encore plus de mal et qu’il faille mettre des années avant de m’en rendre compte.

    Je suis d’accord,tout le monde aurait besoin de voir un psy,mais pas évident de tomber sur la perle rare.

  4. Bizarrement j’ai trouvé mon bon Dr Elby un peu par hazard avec les tourments peu conséquents de l’adolescence d’un de mes fils

    Il était sec et peu avenant quand je l’ai vu la première fois (j’avais presque envie de prendre les jambes a mon cou)

    Et pourtant je voyais plein de carte postales pour le remercier dans sa salle d’attente ..

    Qu’elle perle rare j’avais trouvé !

    C’est un homme d’une grande honnêté et d’une clairvoyance incroyable

    Vraiment j’espère que tous les ados , ou les parents , ou les autres gens …Trouveront un jour une version de ce Mr Elby que je ne remercierai jamais assez ..

    Il faut aller bien le plus vite possible
    Le temps n’attend pas que l’on aille mieux pour passer …

Chic ! Un message :)

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