Et je pèse mes mots...

Liberté, Liberté chérie


La pensée du jour
La vraie liberté est de pouvoir toute chose sur soi.
Montaigne

L’humeur du jour
Je ne sais pas pour vous, mais je pouffe chaque fois qu’il m’arrive d’entendre le poète Florent Pagny déclamer que nous n’aurons pas sa « liberté de penser. » Probablement parce que j’ai la sensation que l’expression qu’il n’a pas eu l’audace de prononcer était « liberté de dépenser », sous entendant « autrement qu’en impôts le fruit de son labeur ». Comment ne pas se gausser tant son discours prétendument rebelle transpire d’une mesquinerie bien éloignée des grandes valeurs qu’il prétend incarner.
En cette veille de 14 juillet, journée anniversaire de la prise de la Bastille, symbole pour beaucoup de l’abolition des privilèges, de la naissance de (l’idée de) l’égalité sociale, d’une véritable fraternité au sein d’un peuple bigarré, précurseur du Black-Blanc-Beur, j’ai envie de laisser mes idées baguenauder autour de la troisième notion institutionnalisée par la Révolution : la Liberté.

Chacun en donnera sa définition, avec une coloration intellectuelle (mes idees), religieuse (mes croyances), affective (ma femme, ma pipe, mon chien) ou financière (je dépense donc je suis). Je place la liberté d’être soi bien au dessus de tout cela.
Certes, ma liberté a ses limites : mais ce sont celles de la société dans laquelle j’ai choisi de vivre ou celles liées aux besoins – qui s’apparentent souvent plutôt à des envies de coquette dépensière – que je réinvente régulièrement… 
Être libre implique que je respecte mes besoins, mes émotions, que je m’écoute avec bienveillance, que j’assume et vive mes choix sans les imposer comme vérité à autrui autrement que par l’exemple de ce que je vis, par l’unité qui s’en dégage. Cette liberté d’être inclut toutes les autres, celle de mes pensées, de ma Foi, de ma sexualité et de mes choix de vie. Elle exclut d’emblée toute forme d’appartenance que ce soit à un dogme, un mouvement de pensée, une personne : j’y préférerai toujours la notion de filiation.
Et qu’on ne me parle pas des rebelles tant je suis allergique aux mots en « re », forcement ré-actifs, etymologiquement non libres. La liberté n’a pas besoin de ce colifichet.


Le cadeau du jour

Numero 6 : Pas un numéro, un homme libre !

6 réflexions au sujet de « Liberté, Liberté chérie »

  1. Même en vacances, ça cogite ! Eh alors, tes bonnes résolutions : ne pas penser … Mais bon, on est une minorité à réfléchir pour le bien de notre humanité, on a pas intérêt à s’arrêter, même en vacances !

    J’ai ressenti pour la première fois, la LIBERTE, l’année dernière, à un jour près, quand j’ai décidé d’arrêter de fumer. Oh, je fumais 3 cigarettes par jour, mais une cigarette est déjà de trop.
    Pour moi la liberté est cette capacité que l’on a à se défaire de ses chaînes, chaînes que l’on se passe soi-même aux chevilles et aux poignets.
    C’est pas parce qu’on nous propose un tas innombrables de produits qu’il fait les consommer.
    Pour moi, la liberté s’acquiert lorsque l’on sait dire NON !

    Et plus j’avance en âge, ou grandis comme tu dis, chère Pooky, plus je suis d’accord avec toi : appartenir à une idéologie ou parti politique… c’est entraver sa liberté.
    Quand on appartient à une groupe quelconque, c’est qu’on a besoin d’être tenu. Quand on se respecte, et qu’on est libre, on n’a plus besoin de tout cela. On a les pieds bien ancrés dans le sol, et la tête bien dressée vers le ciel ! ça n’empêche pas d’avoir des valeurs, mais valeurs librement choisies.

  2. Pas mal du tout cette réflexion.
    C’est un bon début, mais il faut aller plus loin, creuser encore …
    Le philosophe Diogène, dit le Cynique, brisa son écuelle le jour où il vit qu’un jeune garçon buvait à la fontaine en s’aidant de ses seules mains. C’est sûrement cela la liberté absolue … mais qui en sera capable à l’époque de ces horribles prothèses que sont l’iPad et l’iPhone ?
    Et bravo à Sam Eleon pour sa phrase : « La liberté s’acquiert lorsque l’on sait dire NON ».
    Mais à l’époque du « Con-s’en-sus » permanent, on désespère de voir beaucoup d’hommes et de femmes crier « NON »!

  3. et bien moi aussi, je pensais que Pooky s’était mise « off » pendant ses vacances ? Ca cogite tout le temps dans sa petite tête…..! Ma Zibounette a choisi le 14 juillet matin pour faire ses premiers câlins avec un ronronnement appuyé à sa mamie, c’est pas une forme de liberté çà ? mais je suis d’accord avec Sam Eléon, la liberté commence quand on apprend à dire « non », difficile au départ, mais quel soulagement ensuite !!!

    Bonnes vacances à tous !

  4. Personnellement je me doutais que Pooky ne savais pas se mettr en mode « of » mais bon..
    Ca ne l’empêche pas d’avoir la liberté de bronzer en ce moment 😉

    Personnellement j’aime beaucoup ce petit dicton : « la liberté des uns commence par où s’arrête celles des autres ! »

    Bonne soirée du 14 juillet , et bon feu d’aritifice !

Chic ! Un message :)

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