Et je pèse mes mots...

You talkin’ to me?


La pensée du jour
L’incommunicabilité ? Ce n’est pas qu’on ne communique pas assez : on communique trop et mal.
Robert Lalonde

L’humeur du moment
Les deux inspiratrices de ce billet se reconnaitront peut-être…

Communiquer : Du latin classique communicarepartager »). Prit ensuite le sens de «entrer en relation avec».

Contrairement aux animaux, qui communiquent par besoin, nous utilisons le langage pour tout exprimer, du fait essentiel à la chose futile, du plaisir à la douleur, de l’amusement à la contrariété.
En théorie.
Parce que si tout le monde parle il n’est pas toujours facile de « dire », encore moins de s’exprimer avec justesse. Il suffit d’écouter de manière active pour s’en rendre compte.
Souvent, lorsque quelque chose ne va pas – c’est d’ailleurs plus souvent dans ce sens que ça coince – naissent des récits circonstanciés de disputes, conflits, « froissages » ou contrariétés. Une personne racontera plusieurs fois la même histoire tout en étant persuadée que ce n’est jamais la même chose tant le contexte, les faits, le déroulé lui semblent différents. Mais en réalité, il s’agit bien l’expression d’une seule et même chose dont elle n’a que confusément conscience.
Dit comme ça, c’est nébuleux, alors je vais prendre mon exemple favori du moment.
Souvenez-vous de la corde sur laquelle on apprenait à grimper à l’école : longue, accrochée au plafond inatteignable d’un gymnase et terminée par un gros nœud sur lequel on s’arrimait pour prendre appui.
Ce nœud symbolise (oh… joli !!) le problème confié, plutôt son symptôme que sa cause.
La corde (re)monte bien plus haut… De la même façon, lorsqu’on expose un conflit, une dispute ou un rififi quelconque, plutôt que de concentrer son énergie à détailler le nœud, ne serait-il pas plus profitable pour nous de remonter à la cause vraie ? à l’origine ? au haut de notre corde intérieure.
Ça n’est pas si difficile à faire. Il suffit d’être le plus proche possible du ressenti, de l’émotion et de ne pas laisser la censure en déformer l’expression. Et puis surtout, se donner un peu d’amour.
La peur est un frein. L’amour est un moteur.
Quelque soit le domaine où ces deux émotions s’expriment.


Le cadeau du jour


En langage Zibou, ça veut dire « Salut ! »

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7 réflexions au sujet de « You talkin’ to me? »

  1. Difficile de commenter. Mais crois bien que je comprends. Même si je ne réussis pas toujours à dire vrai.
    J’y travaille. Je recommande la lecture de Guy Corneau… pour trouver des clefs pour ne plus subir ses peurs.

  2. Je m’y atèle justement. Chose pas toujours facile, aller au fond des choses, les ressentir, y faire face, les affronter et ensuite les « ex »primer. Mais ça facilite la vie ensuite.
    Merci pooky!

  3. Effectivement l’image du noeud est vraie mais des fois on préfère se concentrer sur le problème du moment de peur de remonter à la source mais finalement on va toujours répéter le même schéma. Merci pour ce texte !

  4. Tout à fait
    une des difficultés est d’appréhender le noeud et le haut de la corde en mm temps, sans se laisser effrayer par le chemin qui les sépare
    dans l immédiateté, il faut travailler sur le noeud, question de bien être, sans perdre de vue l’objectif long terme…

  5. Le paradoxe de nos sociétés, c’est que les moyens de communiquer ont été développé au détriment de la qualité de communication. En multipliant les moyens, on a appauvri le langage : SMS…. incompréhensible !
    Pour moi, la communication est un ensemble de signes : le langage, l’intonation, les postures. Avec les SMS on a que des signes qui ne veulent plus rien dire. Ils sont suffisants pour se donner rendez-vous par exemple, mais sûrement pas pour se taper une discussion.
    Mais la plupart des gens ne me semblent plus disponibles pour entretenir de vraies relations humaines. Ils sont en permanence penchés sur leur portable en attente de messages, mais ils ne savent plus donner, ni recevoir d’ailleurs.

    Concernant le noeud du problème, il y a des gens pour qui c’est évident de s’y attaquer, et d’autres pour lesquels c’est pire que le noeud lui-même. Tout cela dépend si l’on souhaite une vie meilleure ou non. Il y a des gens qui s’élèvent et d’autres qui restent à ras les pâquerettes.

    L’amour est un moteur, mais il n’est pas le seul. Je crois que chacun doit trouver son moteur personnel. Ou pas !

  6. Il y en a plusieurs parfois des noeuds , et c’est ce qui gène ..
    .
    Sinon le principal c’est la franchise
    Et être franche dans la communication c’est aussi parfois un obstacle
    même si c’est indispensable pour que la communication soit fiable sur le long terme..

    Puis de la patience , toujours de la patience et pas de jugement hâtif pour éviter de faire des erreurs (que nous faisons tous et toutes d’ailleurs )
    C’est normal nous sommes des êtres humains pas des robots 😀

Chic ! Un message :)

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