Et je pèse mes mots...

Bonheur en vente. A quand les soldes?


La pensée du jour
Le bonheur, on s’y fait. Le malheur, on ne s’y fait pas. Voilà la différence.
Michel Audiard

L’humeur du moment
Décidément, je n’ai pas de chance.
Pensez-donc : Je pourrais conduire une BMW jusqu’au Carrefour le plus proche, histoire de m’acheter du Nutella ou du camembert « Président ». Je serais alors transportée par la joie, là où le positif est de retour… et je mangerais « bien ». Ce serait alors le début du bonheur (à tartiner ou non)…

Quand j’y pense… c’est ballot…
Le bonheur « si je veux » à portée de main – ou de carte bleue, visiblement, c’est la même chose…
Ce bonheur qui m’échappe parce que j’ai mal choisi, mal consommé alors que tout me guide, tout me pousse tout me … conditionne !
Faut-il donc que je sois à ce point aveugle et sourde ?

En réalité, je suis heureuse de mon Bobby-la-Twingo et ce n’est pas ce que je mange qui me procure du bonheur mais avec qui je le partage.
C’est insensé cette dictature du bonheur, du bien être, du « plus belle la vie », du sourire radieux à tout va (mais pas à bas prix, je rappelle que ce n’est pas une Logan qui vous transporte dans la joie!).

Faut-il attendre les soldes pour s’offrir du bonheur ?
Je préfère croire à la suprématie du collier de pâtes sur un bijou griffé.
Pas vous ?

Le cadeau du jour
Un panier, du soleil… Alors Zibou, elle n’est pas belle la vie?
sunny-bouzi

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12 réflexions au sujet de « Bonheur en vente. A quand les soldes? »

  1. Le bonheur ce n’est pas l’argent , le pouvoir et la gloire

    C’est voir pour la première fois un chevreuil qui traverse un sentier (et avant hier j’ai connu ce bonheur)
    C’est la patte de votre chien (ou chat) qui se pose sur votre genoux)et qui vous regarde avec plein d’amour dans les yeux..
    c’est une cousine qui vous serre fort dans ses bras en vous faisant comprendre qu’elle vous aime fort)
    C’est l’odeur de la maison qui s’éveille ),
    c’est ma petite voiture bleue qui me dépose au coin d’un bois)
    Et j’en passe …
    A poursuivre le bonheur là ou il n’est pas on s’essoufle, heureusement, des personnes savent ce que c’est le VRAI bonheur ..
    Quel pavé! 😉

  2. Je crois que l’on confond souvent plaisir ou joie et bonheur. Le bonheur ne correspond-il pas une notion plus absolue qui allierait l’absence totale de contraintes à une haute forme de sagesse, ce que ne nous autorise pas vraiment la vie dans nos sociétés modernes. Peut-être les sages nus qui se promènent à travers l’Inde le connaissent-ils?

  3. Pourquoi devrait-on choisir entre un repas simple entouré de bons amis et un repas de qualité ? Si je comprends le propos de l’article qui se veut « humain » , faire primer l’amitié par rapport au matérialisme ambiant, il ne m’enlèvera pas cependant de la tête que chaque jour de la vie est rendu difficile en raison du porte-monnaie qui s’amincit malgré de nombreuses privations. Une question alors essentielle se pose : comment donner du sens à une vie remplie de privations ? Comment demander toujours plus aux nombreuses personnes qui vont travailler pour gagner un salaire qui ne paiera à peine leurs charges ? En attendant, moi, je rêve de pouvoir me sentir plus léger, avec un porte-monnaie non pas énorme mais suffisant pour ne pas être sans cesse soucieux, même si je suis conscient du bonheur que mes amis apportent à mon quotidien. Oui le bonheur, n’en déplaise au politiquement correct ou aux naïfs, s’accompagne aujourd’hui d’un revenu.

  4. Certes, MAIS le propos est plus de s’ériger contre la dictature ambiante du bonheur vantée dans les pubs ou les émissions « loft » and co où on ne nous laisse pas le choix de ce qu’est le bonheur, où il nous est imposé de manière limitée, passé en boucle jusqu’à l’écoeurement.
    C’est évident que l’aisance financière contribue au bien être et à une forme de légèreté/liberté, comme on dit, mieux vaut être riche et en bonne santé que le contraire! Mais nous inciter à acheter telle voiture ou fromage en les rendant synonyme dudit bonheur, non, ça, je n’y adhère pas. « Propagander » le bonheur via le matériel uniquement peut aussi empêcher de réfléchir « plus loin »

  5. Nous sommes bien d’accords sur ce point, même si personne ne nous oblige à regarder ces émissions polluantes, en revanche combattre le message qu’elles diffusent est très honorable et demande beaucoup d’énergie. Et tout es lié, com’, politique, médias, entertainment. D’ailleurs le divertissement dont font partie ces émissions a toujours existé. Le divertissement n’a pas pour objet de faire réfléchir ou apporter un raisonnement mais par définition, seulement de divertir, de faire diversion… Le bonheur demande bien plus en effet et j’irais jusqu’à affirmer que s’interroger sur le bonheur peut être très violent car peut nous amener à faire face à une réalité extrêmement complexe.

  6. Plutôt d’accord. Non à la dictature du bonheur. Ou plutôt d’un CERTAIN bonheur. Celui qu’on nous vend à la TV ou dans les médias. Comme si le bonheur était le même pour tout le monde.

Chic ! Un message :)

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